
Luminalia
Timeline 2026
Si Luminalia est à l’origine une fête banu, l'influence humaine sur sa célébration contemporaine est indéniable. Les Humains la fêtèrent pour la première fois en 2438, lorsqu'un souli de réparation de vaisseaux sur Cestulus (Davien II) alluma sa lampe et les invita à se joindre à lui. Ces premiers participants ignoraient totalement qu’ils s'engageaient dans une fête de deux jours. Les marchands humains des environs observèrent ou se joignirent aux festivités tapageuses, remarquant que les membres du souli passaient sans difficulté du rôle d'hôtes à celui de vendeurs de leurs services et marchandises aux invités. Pour ne pas être en reste, certains marchands humains organisèrent leurs propres célébrations de Luminalia l'année suivante, amorçant ainsi la lente propagation de la fête à travers l'Empire. Luminalia devint si populaire qu'en 2557, le gouvernement de l'UEE en fit une fête officielle célébrée chaque année le 22 décembre. La définition de ce jour marqua le premier changement majeur apporté par l'Humanité, alors que la date changeait auparavant en fonction du système banu dans lequel vous vous trouviez ou du souli qui l'accueillait. Depuis, les Banus ont largement adopté le 22 décembre comme date de la célébration, en solidarité avec l'UEE.
La réponse de Bongi en tête, j'ai contacté Seneca Orisaka, spécialiste renommée de la culture banu et conservatrice du musée de l'Amitié banu dans le système Davien. J'ai commencé l'entretien en lui posant simplement la question, mais comme tant d'autres, au lieu d'y répondre directement, elle s'est plongée dans quelques théories intrigantes soulevées au fil des siècles. Dans les années 2600, Leon Dhawan, spécialiste des Banus et numérologue amateur, avança que nos amis extraterrestres ne comptaient à l'origine que jusqu'à trois. Cette hypothèse trouve son origine dans la forme de leur caractère pour le chiffre trois, le dernier des entiers initiaux avec une capsule⁽¹⁾ ouverte en bas avant de passer à une capsule ouverte en haut pour le chiffre quatre. Dhawan s'appuyait sur cette théorie ténue pour faire nombre d’affirmations farfelues et sans fondements, notamment que les 34 000 battements de Luminalia représentaient trois itas (une journée de travail ou de jeu de 10 000 battements) plus 4000 battements supplémentaires pour les siestes et les copieux repas de midi. Compte tenu de la gymnastique mentale à laquelle Dhawan s'était livré pour parvenir à cette conclusion, il n'est pas surprenant qu'elle n'ait pas fait école. La plupart des chercheurs contestèrent la théorie de Dhawan, tandis que d'autres suggérèrent que les Banus comptaient à l'origine jusqu'à cinq. Un argument qui circule encore dans certains cercles académiques, même si les Banus n'ont jamais utilisé qu’un système décimal depuis leur rencontre avec les humains.
En parallèle, d'autres soutiennent que 34 000 battements correspondaient à la la durée originale d'une Assemblée sur Bacchus II. Cette théorie suggère que ces événements sacrés, au cours desquels de prestigieux essosoulis politiques se réunissent pour discuter et débattre de sujets affectant l'ensemble de la société banu, fonctionnaient de la même manière qu'une fête de Luminalia moderne, se poursuivant jusqu’à ce que l’huile d’une lampe cérémonielle se soit consumée. Cependant, les Banus ne suivent pas une telle tradition dans la version actuelle de ces Assemblées qui sont de plus organisées de façon irrégulière, ce qui rend donc cette théorie peu probable.
Les armes aux couleurs de Luminalia sont le cadeau phare de cette année, selon les détaillants.
Signe inquiétant selon certains des temps que nous vivons, les ventes d’armes aux couleurs de Luminalia ont explosé cette année, devenant le cadeau le plus prisé des fêtes. Si d’aucuns ont rapidement relevé l’ironie d’offrir une arme lors d’une fête célébrant la convivialité, d’autres affirment qu’il s’agit là d’un cadeau judicieux compte tenu de la menace croissante des pirates et des Vanduuls.
Si Luminalia est à l’origine une fête banu, l'influence humaine sur sa célébration contemporaine est indéniable. Les Humains la fêtèrent pour la première fois en 2438, lorsqu'un souli de réparation de vaisseaux sur Cestulus (Davien II) alluma sa lampe et les invita à se joindre à lui. Ces premiers participants ignoraient totalement qu’ils s'engageaient dans une fête de deux jours. Les marchands humains des environs observèrent ou se joignirent aux festivités tapageuses, remarquant que les membres du souli passaient sans difficulté du rôle d'hôtes à celui de vendeurs de leurs services et marchandises aux invités. Pour ne pas être en reste, certains marchands humains organisèrent leurs propres célébrations de Luminalia l'année suivante, amorçant ainsi la lente propagation de la fête à travers l'Empire. Luminalia devint si populaire qu'en 2557, le gouvernement de l'UEE en fit une fête officielle célébrée chaque année le 22 décembre. La définition de ce jour marqua le premier changement majeur apporté par l'Humanité, alors que la date changeait auparavant en fonction du système banu dans lequel vous vous trouviez ou du souli qui l'accueillait. Depuis, les Banus ont largement adopté le 22 décembre comme date de la célébration, en solidarité avec l'UEE.
La réponse de Bongi en tête, j'ai contacté Seneca Orisaka, spécialiste renommée de la culture banu et conservatrice du musée de l'Amitié banu dans le système Davien. J'ai commencé l'entretien en lui posant simplement la question, mais comme tant d'autres, au lieu d'y répondre directement, elle s'est plongée dans quelques théories intrigantes soulevées au fil des siècles. Dans les années 2600, Leon Dhawan, spécialiste des Banus et numérologue amateur, avança que nos amis extraterrestres ne comptaient à l'origine que jusqu'à trois. Cette hypothèse trouve son origine dans la forme de leur caractère pour le chiffre trois, le dernier des entiers initiaux avec une capsule⁽¹⁾ ouverte en bas avant de passer à une capsule ouverte en haut pour le chiffre quatre. Dhawan s'appuyait sur cette théorie ténue pour faire nombre d’affirmations farfelues et sans fondements, notamment que les 34 000 battements de Luminalia représentaient trois itas (une journée de travail ou de jeu de 10 000 battements) plus 4000 battements supplémentaires pour les siestes et les copieux repas de midi. Compte tenu de la gymnastique mentale à laquelle Dhawan s'était livré pour parvenir à cette conclusion, il n'est pas surprenant qu'elle n'ait pas fait école. La plupart des chercheurs contestèrent la théorie de Dhawan, tandis que d'autres suggérèrent que les Banus comptaient à l'origine jusqu'à cinq. Un argument qui circule encore dans certains cercles académiques, même si les Banus n'ont jamais utilisé qu’un système décimal depuis leur rencontre avec les humains.
En parallèle, d'autres soutiennent que 34 000 battements correspondaient à la la durée originale d'une Assemblée sur Bacchus II. Cette théorie suggère que ces événements sacrés, au cours desquels de prestigieux essosoulis politiques se réunissent pour discuter et débattre de sujets affectant l'ensemble de la société banu, fonctionnaient de la même manière qu'une fête de Luminalia moderne, se poursuivant jusqu’à ce que l’huile d’une lampe cérémonielle se soit consumée. Cependant, les Banus ne suivent pas une telle tradition dans la version actuelle de ces Assemblées qui sont de plus organisées de façon irrégulière, ce qui rend donc cette théorie peu probable.
L'influence humaine sur Luminalia ne s'arrête pas là. Les marchands humains ont également introduit la tradition de cacher dans les zones d'atterrissage et les stations spatiales des paquets cadeaux vides pouvant être échangés contre quelques crédits ou un petit jouet. Cependant, le plus grand changement apporté par les Humains à cette fête fut sans aucun doute la standardisation de l'huile utilisée dans les lampes de Luminalia, afin qu'elle puisse brûler pendant 34 000 battements. Selon Orisaka, les premières célébrations humaines duraient environ deux jours, le nombre exact de battements fluctuant selon la conception de la lampe et le type d'huile utilisé. Cependant, de nombreux participants à ces premières célébrations ne pouvaient pas trouver (ou n’avaient pas les moyens de s'offrir) l'huile spéciale fabriquée par les soulis banus. Il s'ensuivit un vaste marché de contrefaçons de combustibles brûlant trop rapidement ou, pire encore, dégageant des fumées dangereusement polluantes ou toxiques. La fin du 25e siècle abonde en histoires de fêtards de Luminalia envoyant des messages d'urgence pour avoir allumé une lampe avec de l'huile contrefaite dans des endroits mal ventilés. L'accident le plus mémorable fit cinq morts après que la fumée dégagée eut obstrué les épurateurs d'air d'un vaisseau et asphyxié les participants. Les milieux d'affaires, inquiets de perdre une source de revenus en pleine croissance, poussèrent le gouvernement à sévir contre les fabricants d'huiles de contrefaçon et à adopter un système de notation pour certifier leur niveau de qualité. Les entreprises fabriquant des huiles classées cinq étoiles, largement vendues comme garantissant une combustion propre et d’une durée de 34 000 battements, finirent par dominer le marché à la fin du 26e siècle, établissant une norme et une attente pour les générations humaines à venir, à savoir que la fête devait exactement avoir cette durée.
Enfant, j'ai posé cette question à mes parents un nombre incalculable de fois à l’occasion de Luminalia. Ce n'est pas que je n'aimais pas cette fête ; au contraire, je l'appréciais tellement que j'en redoutais la fin. J'adorais recevoir des cadeaux de la part de nos hôtes, me gaver de nourriture et me coucher très tard pendant ces deux jours de célébration. Aussi, tout en m’amusant, me suis-je toujours senti un peu inquiet de quand cela prendrait fin, et chaque fois que je demandais à un adulte quand la fête se terminerait, il me répondait invariablement : 34 000 battements. Bien sûr, cela me poussait à poser la question suivante : "Pourquoi 34 000 battements ?". La réponse la plus fréquente, "Parce que ça a toujours été comme ça", ne faisait que déclencher une nouvelle série d’interrogations qui, soit restaient sans réponse, soit étaient ignorées par les invités exaspérés par mon bombardement incessant de questions.
N'ayant jamais reçu de réponse satisfaisante dans mon enfance, j'ai décidé l'année dernière de poser la question à ma famille et à mes amis réunis à l'occasion de la première fête de Luminalia organisée par mes soins. Mes parents ont gloussé lorsque j'ai rassemblé tout le monde et leur ai demandé de me donner leur meilleure réponse, tandis que ceux qui ont été assez courageux pour se prêter à mon expérience de pensée ont reçu un petit cadeau. Comme dans ma jeunesse, j'ai eu droit à des réponses amusantes et originales, mais aucune n'avait vraiment de sens, si bien que j'ai finalement décidé de chercher la vérité par moi-même. Une tâche certes ardue si l'on considère que les Banus, créateurs de cette merveilleuse fête qu’ils ont transmise à l'UEE, ne conservent pas d'archives historiques.
Déçu dans un premier temps d'apprendre que ces 34 000 battements étaient probablement un stratagème marketing créé par l'humanité et non un témoignage longtemps oublié de la culture banu, j'ai fini par reconnaître que nous ne saurons sans doute jamais les raisons ayant poussé les Banus à passer environ deux jours d'affilée à célébrer Luminalia. Néanmoins, plus je creusais la question, plus je comprenais cette réponse que tout le monde n'avait cessé de me donner : "Parce que ça a toujours été comme ça". J’ai réalisé que peu importe la raison pour laquelle nous passons deux jours à faire la fête avec notre famille, nos amis et même des inconnus comme si nous étions tous un seul et même souli. Ce qui importe au fond, c'est que nous le fassions et que cette fête nous rapproche de ceux que nous aimons. Tel est bien le véritable pouvoir de Luminalia et c'est là tout ce qui compte.
Lorsque j'ai poussé à Orisaka à me répondre, elle s'est interrompue dans une contemplation silencieuse. Bien qu’elle ait consacré sa vie à apprendre tout ce qu'elle pouvait sur les Banus, elle a admis ne pas pouvoir dire avec certitude pourquoi Luminalia durait aussi longtemps. Puis ses yeux se sont illuminés lorsque je lui ai demandé s'il n'y avait pas un lien avec le style et la taille de la lampe utilisée à l'origine pour la fête. "Ça pourrait être aussi simple que ça, a-t-elle répondu. Nous avons essayé de retrouver des lampes d'époques antérieures, mais cela s'est avéré assez difficile jusqu'à présent. Mais, pour être honnête, l'une des réponses les plus probables est que la durée n'a pas grand-chose à voir avec les Banus, et tout à voir avec nous."
J'ai commencé mon enquête en demandant à plusieurs amis banus pourquoi Luminalia, appelé tsikti efanga (fête de l'Éclat) dans leur langue maternelle, durait 34 000 battements. Ils semblaient tous plus déconcertés par cette question que mes amis humains et ma famille. Cela ne m'a pas surpris, les Banus s'intéressant ordinairement au "quoi" d'une situation et non à son "pourquoi", mais j'ai tout de même trouvé leurs réponses intéressantes. La majorité se ramenait à quelque chose du style "parce que c'est comme ça qu'on a toujours fait", mais un ami, Bongi, a fait une distinction intéressante en affirmant qu‘il s’agissait de “la durée pendant laquelle la lampe reste allumée". Cela m'a amené à me poser des questions. La fête durerait-elle 34 000 battements tout simplement parce que les premières lampes de Luminalia contenaient suffisamment d'huile pour rester allumées aussi longtemps ?
Joyeux Luminalia et à l’année prochaine !
Cassandra saisit son cadeau de Luminalia pour le déballer avec empressement, révélant un emballage vert qui lui est familier. Un large sourire s’affiche sur son visage et nous voyons ce qu’elle cherchait si intensément –
VOIX OFF : De notre “souli” au vôtre. Profitez de nos offres de financement spéciales Luminalia auprès de notre sélection de concessionnaires sur Terra.
Nous suivons le client qui se déplace dans le centre commercial le long de vitrines attrayantes et de décorations de Luminalia élaborées.
Démontrant toute sa maniabilité en vol, le Mustang se faufile facilement entre les conifères. Dans le cockpit bien conçu, le PILOTE, vêtu de son sweatshirt Luminalia, profite de chaque instant du vol.
Nous sommes dans un salon chaleureux et accueillant entièrement décoré pour Luminalia, vivement éclairé par la lampe qui brille sur la petite table au centre. La tranquillité de cette scène est rompue lorsque surgit de derrière le canapé CASSANDRA, âgée d’une vingtaine d’années et vêtue d’une robe d’intérieur fantaisie.
Dans un centre commercial animé, un CLIENT sort, l’air heureux, d’une boutique de vêtements très fréquentée : il porte des sacs provenant de divers magasins, débordant d’emballages cadeaux de Luminalia. Le résultat d’une journée shopping très réussie.
VOIX OFF : Voilà exactement le cadeau idéal pour ce Luminalia : une empreinte à jour.
Leurs Mustang soigneusement garés à proximité, notre famille de pilotes, assise autour d’un confortable brasero devant cet avant-poste décoré pour Luminalia, savoure une chaude tasse de sloma tandis que tombent de légers flocons. Un moment de convivialité rendu possible par Consolidated Outland.
Craig Burton : J’ai eu le même problème. Je comprends qu’on veuille savoir à l’avance ce qui va arriver, mais pour moi, le plaisir de ces expos réside en grande partie dans le fait d’être là pour les annonces. C’est comme si tu ouvrais tes cadeaux de Luminalia plus tôt que prévu, ça gâche tout. Mais bref, tu penses vraiment que les gens vont laisser tomber Kiel cette année au profit des autres salons ?
Quand j’avais Eimi, j’n’étais pas doué pour la recherche d’itinéraires ou la lecture de rapports criminels récents, quel que soit le système par lequel j’passais. Je me débrouillais particulièrement mal pendant Luminalia. Parce qu’au lieu d’faire la fête, j’me sortais les doigts et j’voyais combien de livraisons urgentes et bien payées j’pouvais boucler avant qu’le ‘verse ne retourne à la normale.
Joyeux Luminalia à toutes et à tous.
Bienvenue dans un Loin du foyer festif. Ici l’vieux Jegger et j’espère qu’vous m’entendez cinq sur cinq. Commençons par allumer la lampe de Luminalia. Et… voilà. Luminalia a officiellement commencé, c’qui signifie que j’n’arrêterai pas cette transmission tant que cette lampe n’aura pas consommé toute son huile. Vous vous demandez combien d’temps cela va prendre ? J’en sais foutre rien. Vot’ réponse sera la mienne.
Ce n’est que lorsque j’ai franchi la porte que j’me suis souvenu que c’était encore Luminalia. L’endroit était bondé d’gens ivres qui trébuchaient sur eux-mêmes pour m’accueillir en personne et me fourrer des boissons dans ma main. J’ai failli faire demi-tour et repartir tout de suite. Les grands groupes, c’pas vraiment mon truc, et être coincé avec un groupe jusqu’à la fin des fêtes n’était pas c’que j’avais en tête. Mais j’n’avais pas non plus l’intention de retourner à bord d’Eimi et d’affronter c’qui m’attendait dehors. À contre-cœur, j’suis resté. Il n’a pas fallu longtemps avant que j’sois bien amoché et que j’me réjouisse d’la façon dont je m’suis retrouvé là. C’est alors qu’le propriétaire d’l’endroit a commencé une collecte pour payer les réparations d’Eimi. J’leur ai dit que j’étais très reconnaissant, mais que je ne pouvais pas accepter un tel cadeau. C’est moi qui m’étais mis dans la merde et c’est moi qui m’en sortirais. Je n’ai jamais oublié la réponse de l’hôte : “Pas aujourd’hui. Aujourd’hui, nous formons tous un seul souli et nous veillons les uns sur les autres.” Pour répondre à ta question, Mara, j’aime Luminalia parce qu’il fait ressortir le meilleur des gens et nous rappelle à tous que nous sommes connectés. C’est quèque chose qu’il ne faut jamais oublier, surtout quand on voyage seul.
Le paradoxe ici est clair comme de l’eau d’roche, hein ? S’il y a quelque chose sur moi que vous savez tous, c’est qu’mon activité préférée est de dériver dans le noir, seul à bord du Shana. C’est pas que j’n’aime pas les autres. J’suppose qu’être seul ne me dérange pas autant qu’les autres. J’peux pas expliquer pourquoi, j’suis juste comme ça. Pourtant, j’veux toujours avoir besoin de me connecter avec les gens, en fait. Que ce soit en personne lors d’une livraison ou avec vous tous en faisant cette émission ici. Bien qu’j’aime ma solitude, on n’peut pas dériver seul toute sa vie. Luminalia me rappelle ça chaque année.
À l’époque où les gens m’appelaient simplement Jegger, j’aimais Luminalia pour différentes raisons. J’pilotais Eimi à l’époque, un vieil Aurora CL déglingué dans lequel j’ai investi trop de temps et trop de crédits. Mais il était à moi, alors j’l’ai rendu plus rapide et plus silencieuse que ce que les gens pouvaient croire. Et elle m’a permis de me sortir du pétrin, enfin, la plupart du temps.
Bref, que diriez-vous d’une p’tite surprise ? En tant qu’votre animateur, j’vous ai déjà fait cadeau d’une histoire un peu embarrassante. Maintenant, que diriez-vous d’une chanson ? J’vous jure que j’me suis entraîné. J’ai même appris quelques chants de Luminalia.
Merci à tous ceux qui m’ont envoyé des questions. J’en ai un tas ici que j’vais traiter pendant que nous faisons la fête. Commençons par une question de Mara, qui demande : “comment pouvez-vous autant aimer Luminalia alors que vous êtes clairement une créature solitaire ?”
J’ai eu c’truc il y a longtemps dans un magasin garé dans la flottille de Yulin. J’suis content d’y être allé parce que j’ai jamais revu ce vaisseau et j’en ai fait des trajets vers la flotille. Bien sûr, l’marchand ne savait pas grand-chose d’la lampe, à part le fait qu’elle fonctionne pas avec les capsules d’huile dernier cri prévues pour durer deux jours ou, combien c’tait déjà… 34 000 battements j’crois. Eh bien, cette lampe est plus ancienne, p’têt’ même usinée à la main. J’peux pas vraiment dire et aucun Banu à qui je demande ne semble le savoir. D’toute façon, j’dois remplir c’truc avec d’la vraie huile, donc le timing n’est pas aussi prévisible. Le brûleur est dimensionné pour contenir suffisamment de combustible pour deux jours, mais la qualité d’l’huile est également un facteur. Croyez-moi, j’en ai acheté des trucs minables qui brûlent en un jour à peine. Il n’en restait même pas assez pour faire une recharge et laissez-moi vous dire que les épurateurs d’atmo n’étaient pas très contents d’la fumée que c’truc dégageait. C’est pourquoi j’achète ces produits que dans l’espace Banu, où il y a des soulis entiers qui se consacrent à faire les choses correctement. Au fil des ans, j’ai appris à apprécier le fait de pas savoir exactement combien de temps c’truc restera allumé. Il y a quelque chose d’agréable à n’pas avoir d’horaire fixe et à laisser les choses se faire à leur propre rythme. J’ai constaté que c’tait vrai autant pour Luminalia que pour la vie.
