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Whitley's Guide - Hercules

Conçu à l’origine pour la Navy afin de déployer troupes, ravitaillement et véhicules sur les théâtres d’opérations, l’Hercules est également très apprécié des civils pour sa polyvalence et sa conception robuste.

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Cet article a initialement paru dans le magazine Jump Point 7.10.

Crusader Industries Hercules

HISTOIRE DE SON DÉVELOPPEMENT

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Le développement du vaisseau qui deviendra l’Hercules moderne commença au milieu du 28e siècle, période d’intense introspection pour les dirigeants militaires de l’UEE. Soucieux d’examiner les leçons à tirer de la Deuxième Guerre tevarine, les commandants de l’Empire entreprirent une analyse sans précédent de ce conflit, suivie d’une série de simulations de guerre couvrant ses principales batailles. Ces réflexions débouchèrent notamment sur une nouvelle compréhension de l’impact de la logistique de soutien sur la guerre interstellaire. Durant et avant les guerres tevarines, les opérations interplanétaires reposaient sur l’établissement d’une première tête de pont sur un monde hostile, à l’aide de petits vaisseaux d’assaut lourdement blindés. Une fois la base établie, le matériel plus lourd était acheminé à l’aide d’une colonne de soutien composée de cargos et de transporteurs non équipés pour le combat. L’analyse de cette pratique révéla l’existence d’un goulot d’étranglement majeur, retardant considérablement l'acheminement des ressources nécessaires dans plusieurs cas. Non seulement le transport d’armes à bord de véhicules standards ralentissait le déploiement de l’artillerie lourde, des lance-missiles et des chars blindés, mais il limitait également leur rayon d’action immédiat une fois au sol. Même des succès comme la célèbre bataille du col de Koren en 2605 furent cités en exemple d’un manque de logistique ayant entraîné des pertes humaines : si l’UEE avait alors disposé de moyens permettant de déployer directement des véhicules de combat depuis l’orbite, les pertes au sol auraient pu être nettement réduites.

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Selon les chefs militaires, la solution était double. La première était d’ordre organisationnel : afin de réduire le temps perdu dans la confusion entre les différentes branches, il fut décidé de créer le commandement Starlift de l’UEE, cadre interarmées destiné à mieux coordonner les forces de l’UEEN chargées de livrer le personnel et le matériel répondant aux besoins spécifiques de l’UEEA et de l’UEEM sur le champ de bataille. La seconde solution consistait à établir les spécifications d’un vaisseau de soutien complet “du saut quantique au champ de bataille”, capable de déployer des unités blindées et d’autres moyens sur une grande variété de terrains extraterrestres, même sous le feu ennemi. Au lieu d’opérations amphibies visant à établir des bases avancées pour y faire venir des armes d’assaut plus lourdes, ce commandement et son futur vaisseau pourraient acheminer des unités avancées directement sur les théâtres d’opérations en cours. Ce plan allait se révéler d’une efficacité redoutable et bientôt transformer en profondeur la nature des batailles à échelle planétaire. De plus, ce nouveau vaisseau pourrait être entretenu sur place et utilisé pour déplacer rapidement les forces déjà déployées, au gré de l’évolution des points chauds.

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L’appel d’offres officiel fut lancé en 2814, en vue de construire un transporteur de grande taille, bien protégé, capable de franchir les points de saut, de résister à des tirs d'artillerie concentrés et de déployer rapidement plusieurs véhicules blindés. Deux entreprises présentèrent des propositions majeures : Crusader Industries, alors premier fabricant de transporteurs et de conversions industrielles associées, dont on pensait qu’il allait adapter son transporteur de classe Jupiter pour les opérations de combat ; et Aegis Dynamics, dont on attendait qu’il développe un modèle sur mesure répondant aux besoins de l’UEEN. Contre toute attente, ce fut l’inverse : Aegis suggéra d’adapter les cargos militaires existants avec un blindage et des tourelles défensives, tandis que Crusader présenta une proposition beaucoup plus coûteuse consistant à créer un modèle entièrement inédit – celui qui allait finalement devenir l’Hercules Starlifter. Bien que cela dût coûter trois fois plus que la conversion d’Aegis, les militaires estimèrent qu’une refonte aussi profonde de la doctrine tactique serait mieux soutenue par un vaisseau totalement nouveau. Ils décidèrent donc d’investir, malgré les coûts de développement d’un tel système et les inévitables problèmes organisationnels qu’impliquerait son adoption. Du coup, Crusader Industries lança un programme intensif de quatre ans pour développer son tout premier vaisseau exclusivement dédié au soutien militaire.

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La première unité opérationnelle de Starlifter fut formée en mai 2821 avec une douzaine de modèles initiaux (officiellement désignés “M2 Hercules”). Lors des premiers exercices d’entraînement, le nouveau vaisseau se montra irréprochable. Capable d’encaisser des tirs soutenus et de déployer un char ou un véhicule blindé en quelques minutes, l’Hercules répondait aux exigences de l’armée, et même au-delà. Son déploiement fut toutefois retardé par la difficulté d’intégrer le nouveau commandement interarmées, les responsables devant affronter une lourde bureaucratie pour permettre à ces nouveaux processus de remplacer la chaîne de soutien éprouvée de longue date. Mais la sagesse de cette réforme se confirma en mars 2824, lors du premier engagement du système Hercules, lorsque les forces armées de l’UEE furent déployées pour neutraliser un groupe de pirates lourdement armés sur un monde frontalier proche de la frontière Xi’an. Au lieu d’attaquer le site depuis l’orbite, les stratèges estimèrent qu’il valait mieux capturer les ressources intactes pour d’autres opérations anti-piraterie. Deux escadrons d’Hercules, escortés par des chasseurs de soutien, déployèrent discrètement des troupes et une colonne blindée qui écrasèrent rapidement les forces criminelles prises de court. La bataille, auparavant considérée comme particulièrement dangereuse, fut remportée sans aucune perte pour l’UEE, et les informations recueillies conduisirent directement à la destruction de deux avant-postes pirates et d’un petit vaisseau capital.

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À mesure que son usage se généralisait, le Starlifter devint rapidement l’un des vaisseaux favoris des soldats et des équipes au sol. L’expérience de Crusader dans le transport spatial civil lui avait permis de comprendre comment construire un vaisseau facile à entretenir. De plus, son imposante apparence blindée devint source de réconfort pour les troupes, qui finirent par l’associer à des déploiements beaucoup plus sûrs. Sa présence sur le champ de bataille signifiait inévitablement l’arrivée de renforts ou de ravitaillement. En deux décennies, le commandement Starlift avait établi des structures à travers tout l’empire, permettant le déplacement rapide des Hercules vers n’importe quel théâtre d’opérations à portée de saut d’un système colonisé. Plusieurs unités de Starlifter sont désormais maintenues en état d’alerte permanente “ready five” à travers l’empire, chargées de chars et de lance-missiles, et associées à des troupes d’opérations spéciales prêtes à répondre à toute crise émergente.

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Au fil des décennies, Crusader mit régulièrement à jour le modèle original de l’Hercules, tirant d’importants bénéfices de la modernisation constante de la flotte et de la production de kits d’améliorations. Cet engagement constant, fortement soutenu par le commandement Starlift, permit à de nombreux exemplaires de rester en service bien au-delà de leur durée de vie initialement prévue. En 2948, un nombre significatif d’Hercules de première et deuxième génération étaient encore en service grâce à ces procédures de maintenance poussées. Crusader appliqua également à la gamme Hercules sa philosophie de conception “frame-and-role” (châssis et rôle), initialement développée pour ses vaisseaux de ligne, qui permettait de créer rapidement des variantes adaptées à des rôles spécifiques : ravitailleurs, vaisseaux de soutien blindés ou transporteurs de données. Cette approche permet de fabriquer de nouvelles versions selon les besoins sans perturber les chaînes de production existantes, et de les retirer du service tout aussi rapidement. L’une d’elles devint un élément important de l’arsenal de l’UEEN : le A2 Hercules, véritable vaisseau de combat lourd qui adapte le blindage et les autres systèmes défensifs de l’Hercules pour un engagement plus soutenu, et utilise sa vaste soute pour le stockage de munitions. Désormais fabriqué sur sa propre ligne de production, il a été largement utilisé dans des opérations militaires contre des forces au sol.

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En 2940, Crusader surprit l’industrie aérospatiale en annonçant le développement du C2, première variante civile de l’Hercules. S’agissant d’un vaisseau longtemps considéré comme exclusivement militaire, cette décision étonna d’autant plus que les usines de Crusader n’avaient pas la capacité immédiate de produire davantage de Hercules que ceux déjà commandés par l’armée. Pour fabriquer le C2, trois lignes de production supplémentaires étaient nécessaires. Crusader n’y voyait toutefois pas un pari risqué, estimant que même si l’intérêt d’un Hercules civil n’était pas immédiatement évident, l’investissement serait finalement utile à mesure que la demande militaire augmenterait face à l’intensification du conflit avec les Vanduuls. Le C2 Hercules abandonne une partie du blindage et du matériel spécialisé du modèle militaire au profit d’une capacité de chargement accrue. Initialement destinée aux régions frontalières, cette variante fut conçue comme un moyen pour les planètes à l’infrastructure limitée de déplacer rapidement des véhicules d’un endroit à un autre. Dans une étude de cas, Crusader imagina une société minière cherchant à réaffecter ses équipements lourds sur des sites d’une planète nouvellement explorée afin d’exploiter les concessions avant que des jumpers sans licence ne s’y installent. Cette initiative fut un succès : les organisations civiles adoptèrent rapidement ce vaisseau robuste, et les partenaires commerciaux furent ravis de disposer d’un vaisseau au pedigree éprouvé, soutenu par un réseau de maintenance déjà établi. Outre les mineurs et les explorateurs, le C2 Hercules s’imposa rapidement auprès des milices désireuses de déplacer de petits vaisseaux et des véhicules terrestres d’un site à l’autre.

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odysseus1992

Passionné de jeux vidéo, j'attends avec impatience Star Citizen et Squadron 42 ! Mais qu'ils prennent leur temps, hein ! 😉

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