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Whitley's Guide - Idris

Malgré les problèmes de sécurité de sa conception initiale, l’Idris est devenue la frégate la plus célèbre de la Navy et a connu un vif succès sur le marché civil.

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Cet article a initialement paru dans le numéro 8.6 du magazine Jump Point.

Aegis Idris

DÉVELOPPEMENT DU VAISSEAU

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Les premières spécifications de ce qui allait devenir l’Idris furent établies en 2545 par le Bureau de développement des armements (WepDev) des Planètes unies de la Terre (UPE). Cette frégate s’inscrivait dans un ensemble de projets novateurs visant à imaginer la forme que devrait prendre l’armée terrienne une fois remportée la Première Guerre tevarine, qui faisait alors rage. Ces plans envisageaient une UPE en temps de paix aux frontières considérablement élargies, à la faveur des territoires annexés chez les Tevarins et d’une colonisation accrue de planètes plus lointaines. Le cahier des charges prévoyait initialement le développement d’un vaisseau de classe corvette de 85 mètres, capable d’accueillir deux chasseurs de patrouilles. Moins coûteuses et produites en plus grand nombre que les bâtiments de lignes de l’époque, ces corvettes devaient pouvoir être déployées rapidement afin de patrouiller dans un Empire en pleine expansion. Aegis Dynamics se vit attribuer sans appel d’offres le rôle de maître d’œuvre du nouveau vaisseau, couvrant à la fois sa conception et sa fabrication. Plusieurs contrats portant sur les composants et le soutien technique furent confiés à de petites entreprises aujourd’hui disparues.

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Aux yeux des observateurs extérieurs, les trois années de développement qui suivirent furent un exemple typique de confusion bureaucratique. L’Idris qui allait entamer ses essais spatiaux en 2549 n’avait plus rien à voir avec la demande initiale : une énorme frégate pesant plusieurs fois la masse prévue, équipée d’un gigantesque canon électrique et d’un pont d’envol pleinement fonctionnel, capable d’accueillir plusieurs classes de chasseurs et de bombardiers. En réalité, cette mutation de l’Idris, de la corvette envisagée à la frégate effectivement construite, se fit sans heurts et semblait tout à fait naturelle aux personnes impliquées, le cahier des charges ayant été révisé à plusieurs reprises à mesure que la réalité de l’Empire de l’après-guerre se précisait. Les planificateurs au sein de l’Empire nouvellement proclamé, jeunes et fidèles à Messer, identifièrent rapidement le projet comme un moyen essentiel d’asseoir leur propre pouvoir. Ils travaillèrent donc étroitement avec Aegis et d’autres sous-traitants (notamment Aim-Krug, responsable du canon électrique installé sur la première série) afin d’élargir le programme et de faire de l’Idris un modèle de vaisseau de guerre moderne. Le passage de la corvette initlale à la frégate fut une décision rare dans l’intérêt de toutes les parties concernées. Soulignant l’importance conférée au projet, le premier appareil fut baptisé en l'honneur de la récente victoire sur Idris IV, déjà mythifiée en tant qu’élément fondateur du nouvel Empire

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La première frégate fut mise en service en 2551 lors d’une cérémonie organisée dans le complexe industriel nouvellement construit par Aegis dans le système Idris. Le lancement eut lieu en présence de l’Imperator Ivar Messer, qui prononça un célèbre discours considéré aujourd’hui comme le prélude à sa prise de contrôle accrue de l’UEE au nom de la sécurité publique. L’usine initiale qui produisait ces vaisseaux comprenait six cales de construction fonctionnant sans interruption. Les six premiers Idris mis en chantier furent tous lancés avant mai 2552, puis entamèrent leurs essais opérationnels avant de partir en patrouille prolongée le reste de l’année. Dès le départ, ces vaisseaux de pointe furent des affectations très convoitées par les membres d’équipage de la Navy, bien conscients que ces vaisseaux, alors considérés comme somptueux, joueraient un rôle majeur dans les événements à venir.

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L’année suivante, la production connut un retard important après la révélation de problèmes majeurs liés à la conception des six premiers appareils, les rendant particulièrement vulnérables aux incendies. Le mauvais positionnement des équipements et du personnel de lutte contre le feu, combiné à la disponibilité limitée d’agents ignifuges à bord, entraîna plusieurs sinistres graves. L’un d’eux se propagea jusqu'à la soute à munitions avant de l’UEEN Ashton, causant la mort de dix-sept membres d’équipage. La production de nouveaux Idris fut retardée de dix-huit mois, le temps d’une révision complète et d’une refonte du design, aboutissant au lancement de la deuxième série en 2555. Une fois ces problèmes initiaux résolus, la production reprit à un rythme soutenu, et ces puissantes frégates se généralisèrent rapidement à travers l’Empire.

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La durée de service moyenne des frégates de classe Idris mises en service entre 2560 et 2800 était de trente ans ; de nos jours, elle a presque doublé grâce aux progrès technologiques et à un processus de révision hautement spécialisé, qui revient à reconstruire entièrement chaque vaisseau une fois tous les dix ans. Au fil des siècles, Aegis ne cessa d’augmenter le nombre de baies d’assemblage disponibles dans son usine d’Idris IV afin de répondre à une demande croissante, tant militaire que civile. L’Idris originel de l’UEEN fut désarmé en août 2587, après 43 déploiements et neuf étoiles de combat à son actif. Il est aujourd’hui le seul Idris de première série encore existant. Mis sous cocon dans une cale sèche à MacArthur, il est souvent évoqué comme une possible pièce de musée mettant en valeur le rôle de l’armée durant l’ère Messer.

LANCEMENT CIVIL

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Au cours des deux premiers siècles de production, les Idris étaient systématiquement démantelés à leur retrait du service, conformément à une obligation légale s’appliquant à tous les vaisseaux de premier rang du jeune gouvernement de l’UEE. Bien qu’il fût interdit aux démolisseurs d’Aegis de récupérer et de réutiliser les systèmes à bord, ils parvenaient tout de même à recycler environ 35 % du tonnage de ferraille dans la construction de nouvelles frégates. Ce cycle fut radicalement modifié en 2801 avec l’adoption de la première loi sur les surplus, qui accordait à des organisations civiles agréées le droit de soumissionner pour des vaisseaux dûment démilitarisés mais toujours fonctionnels, y compris ceux de classe destroyer. Pour les Idris de l’époque, cela impliquait la mise hors service définitive du canon monté sur la quille et le retrait de tous les sous-systèmes classifiés, tels que les logiciels de ciblage militaires. Cette loi avait avant tout été adoptée pour permettre aux citoyens d’acheter d’anciens cargos, et la mise sur le marché d’anciennes frégates militaires suscita d’abord un accueil plutôt mitigé. En l’espace de deux décennies, cependant, le besoin de vaisseaux de combat plus imposants avait augmenté, et Aegis fut contraint d’accroître considérablement ses investissements dans les sociétés minières afin de compenser la perte de ressources issues de la ferraille. Parallèlement, de nouvelles lois sur l’armement des citoyens assouplirent les restrictions concernant les équipements pouvant être vendus et leurs acquéreurs, l’autorisation s'étendant progressivement des milices agrées aux entreprises, puis finalement aux entités privées.

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En 2875, la demande d’Idris démilitarisés, combinée à l’allongement de la durée de vie des bâtiments militaires, avait dépassé la capacité de la Navy de retirer les vaisseaux du service. Ce clivage donna naissance au tout premier Idris Peacekeeper (Idris P), vaisseau spécifiquement conçu pour le marché civil, de forme presque identique au modèle militaire (rétrospectivement appelé Idris Military, ou Idris M), dont la seule modification était l’absence du support du canon principal (facile à rétablir sur le marché secondaire). Pour la première fois, les organisations civiles pouvaient non seulement acquérir le nombre toujours plus limité d’appareils excédentaires de l’UEEN, mais aussi commander directement auprès d’Aegis la construction de leur propre vaisseau. Déjà soutenue par des générations de systèmes d’assistance éprouvés, la popularité de la plateforme Idris explosa pour quadrupler au tournant du siècle.

EXEMPLES CIVILS

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Les exemples suivants illustrent différentes utilisations civiles de vaisseaux de classe Idris. Ces vaisseaux étant accessibles aux organisations civiles depuis bien plus d’un siècle, cette liste se veut représentative sans être exhaustive.

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  • Les frégates BX214, BX215 et BX218 furent acquises en 2812 grâce à une collecte de fonds menée par des organisations humanitaires en réponse à une catastrophe dans le système Corel. Une activité solaire imprévue y provoqua la destruction quasi totale des récoltes pendant dix-huit mois, déclenchant une vaste opération d’acheminement de vivres et d’autres fournitures. Les trois Idris, dont les ponts d’envol avaient pour la première fois été convertis au transport de fret, servirent de transports blindés au sein d’une grande flotte hétéroclite de vaisseaux également reconvertis à cette même fin.
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  • L’Anax était un Idris de première génération, prétendument acheté en 2815 par un groupe civil spécialisé dans la récupération d’épaves historiques. Il était équipé de systèmes de capteurs de très haute technologie et d’une flotte de puissants drones spatiaux. Il se vit attribuer la découverte de plusieurs épaves majeures ainsi que la récupération surprise d’un vaisseau de ligne abandonné, que l’on croyait détruit dans un accident. En réponse à une demande d’information officielle déposée en 2915 par un groupe de journalistes étudiant les vaisseaux historiques, il fut révélé que le gouvernement impérial avait financé une part importante des expéditions de l’Anax pour des raisons encore classifiées de nos jours.
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  • Le Helne’s Canard était un Idris-P construit sur mesure pour le magnat de l’armement Jaer Forsythe. Dans ses dernières années, Forsythe, de plus en plus paranoïaque, cherchait à éviter tout contact avec les humains. Peu après son 75e anniversaire, il vendit ses biens immobiliers terrestres et investit une part importante de ses revenus issus de ventes d'armes dans la transformation de l’Idris en vaisseau de luxe blindé. Les détails concernant l’équipage du vaisseau, comme sa localisation actuelle, demeurent inconnus.
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  • Home Force One appartenait à la prétendue République libre de Lamia, groupuscule politique qui revendiquait la “propriété” d’un grand astéroïde du système Goss. Cette organisation considérait cet Idris issu des surplus militaires, qui ne fut jamais réellement réarmé, comme son vaisseau amiral, et elle s’en servit lors de plusieurs coups médiatiques visant à promouvoir sa cause. L’organisation lamienne fit faillite moins d’un an après l’acquisition du vaisseau, finalement saisi puis sabordé par l’Advocacy.
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odysseus1992

Passionné de jeux vidéo, j'attends avec impatience Star Citizen et Squadron 42 ! Mais qu'ils prennent leur temps, hein ! 😉

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